jeudi 4 novembre 2010
Message de notre corespondante à la Région: Patricia P.
J'ai assisté à la séance plénière de ce jour, chapeau aux élus qui ont siégé pendant plus de 9 heures aujourd'hui !!! J'ai vu et entendu une majorité qui porte de façon collégiale et avec conviction ses orientations en phase avec le progamme sur lequel elle a été élue. Certains élus de l'opposition (trop peu) font preuve de critiques constructives, apportent des propositions ou expliquent leurs positions. Cela donne lieu à des échanges intelligents, enrichissants et intéressants pour nous citoyens qui faisons le déplacement pour comprendre les enjeux pour notre île et analyser les solutions envisagées à court terme (2011). Merci à ceux-là. D'autres (malheureusement) campent sur leurs frustrations d'avoir perdu le pouvoir à la Région ou au Tampon et n'élèvent vraiment pas le débat dans leurs interventions trop fréquentes et lassantes. Pour faire avancer notre pays vers un meilleur développement prenant en compte au mieux les situations sociales difficiles, Messieurs et Mesdames les élus, soyez dans l'analyse constructive et arrêtez de chercher les petites bêtes là où il n'y a pas lieu de perdre du temps. Sinon, de grâce, laissez la place...
lundi 1 novembre 2010
Trans Eco Express : «Laisser nous passer, laisser nous passer…»
Avec le futur schéma régional des transports et des déplacements. La Région Réunion prend enfin en considération l’ensemble du territoire. Pour permettre de fluidifier la circulation et pour permettre une meilleure desserte des Hauts, des mi-pentes, des écarts, (ce que le tram train était incapable de faire) la Région Réunion a décidé de doter notre île d’un réseau de transports en commun performant et de bus à haut niveau de service conformément à la volonté des réunionnais, volonté exprimée lors des dernières élections régionales.C’est ainsi qu’avec le Trans Eco Express, projet présenté et approuvé en commission permanente le 27 juillet 2010, la Région Réunion respecte ses engagements et propose d’améliorer les liaisons interurbaines et d’accompagner les projets de TCSP portés par les EPCI. C’est un vrai projet structurant et les premières actions vont se porter sur :
-la création d’itinéraires privilégiés, de sites propres pour faciliter la circulation des bus,
-l’accompagnement technique et financier des projets développés par les autres AOT,
-le principe de subvention pour l’acquisition de bus propres et le renouvellement du parc de bus existants,
-la mise en place d’une nouvelle gouvernance pour une vraie cohérence conformément au projet de territoire et au Conseil Interministériel de l’Outre-mer : la création d’un syndicat mixte regroupant le Conseil Régional, le Conseil Général, les 5 EPCI : CIREST, CINOR, TCO, CASUD, CIVIS.
Sur ce dernier point, un bureau d’études indépendant a validé le consensus et devrait procéder avant la fin de l’année 2010 à la rédaction des statuts. Ce syndicat mixte répond aux attentes des partenaires et des usagers.
Cependant on a pu lire dans la presse de septembre et d’octobre de cette année que, Michel DENNEMONT, Conseiller Général délégué aux transports au Palais de La Source, a une vision quelque peu étriquée des thématiques relatives aux transports et cherche par tous les moyens à bloquer l’action de Didier Robert Président de la Région.
Il reconnaît que « nous souffrons du manque d’infrastructures, et de la non fiabilité des horaires de bus » que la création du syndicat mixte est une nécessité mais qu’il doit être installé d’une manière réfléchie et donc pas avant 2014 !
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce Conseiller Général, une fois de plus, préfère la politique politicienne et l’immobilisme à l’action.
Il souhaite faire de la Réunion ce qu’il à fait aux Avirons : une citée dortoir avec un centre ville paralysé par des embouteillages. Cette attitude va à l’encontre du développement des transports en commun et démontre la grande force d’inertie et l’absence de stratégie cohérente pour notre Département.
Les élections régionales sont terminées, je l’invite désormais à entrer dans une opposition constructive pour répondre aux attentes de tous les réunionnais.
Eric FERRERE
Président de l’association «OPINIONS 974»
samedi 2 octobre 2010
Pont du Ruisseau
Bâtissons ensemble un réseau d’avironnais solidaires

Témoignage de Marie France et Jean Pierre du Tévelave
«Nos trois enfants et nos trois petits-enfants vivent en France Métropolitaine. Inquiets pour eux, nous passons notre temps au téléphone… Dans le monde où nous vivons, l’idée de ce réseau de solidarité nous paraît indispensable. Nous serions en retour ravis d’accueillir les personnes qui auront rendu des services aux nôtres.»
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Il est 19 heures 30. Marie-Lyse, une dame des Avirons, me téléphone en larmes… Depuis deux semaines, elle n’a pas de nouvelles de sa fille et de sa petite-fille, habitant toutes deux en métropole, et en situation difficile. Encore aujourd’hui, elle n’a pu les joindre et son angoisse grandit au fil des heures… Que faire ? Comment l’aider pour la rassurer ? Les technologies nouvelles ne sont pas accessibles pour tous. En allant sur internet, je localise la commune de résidence de cette jeune Avironnaise, je contacte la mairie qui me met en rapport avec les services sociaux du CCAS,qui m’envoient sur la police municipale. Celle-ci, très compréhensive, se déplace pour constater que tout va pour le mieux et me le confirme par téléphone. Je transmets cette nouvelle à Marie-Lyse qui peut enfin dormir tranquille. Le réseau a bien fonctionné...
La maman d’Alexandra me demande de passer la voir : Sa fille, en plein examen, à Paris pour ses études, vient d’être délogée par sa colocataire et se retrouve à la rue. Comme dans le cas de Marie-Lyse, on comprend l’angoisse de cette maman, angoisse accrue par l‘éloignement, la difficulté d’agir rapidement, avec des moyens financiers réduits. Lisez ci-après l’interview d’Alexandra.
Mon expérience du terrain tant professionnelle que politique m’a souvent fait croiser des cas similaires. Nous avons tous, de par le monde, un membre de la famille ou des amis qui peuvent être des relais d’entraide et de solidarité.
Mettons-nous en réseau et ensemble agissons pour le bien de tous.
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Interview d’Alexandra
Opinions : Alexandra, pouvez-vous vous présenter ?
Alexandra : J’ai 22 ans j’habite Les Avirons. Je suis étudiante dans une école de commerce à Paris.
Opinions : Quel a été votre parcours scolaire ?
Alexandra : Au lycée, j’avais assisté à la présentation de cette école et ce fut pour moi déterminant. Il fallait un Bac +2 pour présenter le concours. Le chemin était clair : Bac en 2006, BTS de commerce international en 2008, avec un stage de trois mois en Afrique du Sud, très enrichissant. Puis, le concours et l’intégration dans cette école. Bien sûr, j’ai accepté les contraintes de ce choix sans vraiment de moyens financiers. Mes parents sont divorcés, mon père sans emploi, et ma mère convertie en femme de ménage pour subvenir à nos besoins, très soucieuse surtout de nous aider à réussir. Son acharnement a souvent conforté le mien et je l’en remercie profondément.
Ceci dit, je suis boursière. Par crainte de la solitude, j’ai emménagé avec une amie colocataire à Paris. Mal m’en a pris, car en plein examen de fin d’année, je me suis retrouvée à la rue, courant après un logement au lieu de réviser. Un très mauvais souvenir…
Opinions : Effectivement, ce n’était pas le bon moment …La suite … Qu’avez-vous fait ?
Alexandra : De La Réunion, ma mère a essayé de m’aider. Elle a rencontré E. Ferrere. Ensemble, ils m’ont épaulée, ont agi mais en vain : mon dossier pour le Crous était incomplet. J’ai essuyé un refus. J’ai été reçue aux examens, ma 1ère année validée, et j’étais obligée d’arrêter mes études par manque de logement et de moyens financiers. Très amère, je suis rentrée à La Réunion. J’ai négocié avec l’école une année de césure à titre exceptionnel, solution appuyée par Mr Didier Robert et Eric Ferrere. Ces derniers m’ont aidée à trouver un stage dans un organisme français, et je dois partir bientôt pour un autre stage à Hong-Kong, comme l’exige l’école. J’ai toutefois pris bien soin de remplir mon dossier de logement, et j’espère une réponse favorable.
Opinions : De quel avenir rêvez-vous ? Quel message voulez-vous transmettre ?
Alexandra : Me spécialiser sur la zone Asie, revenir à La Réunion et créer ma propre structure. Je suis jeune et je ne veux surtout pas être une donneuse de leçons. Mais, je voudrais dire aux jeunes de ne jamais renoncer à leurs rêves, même si le parcours est semé d’embûches, et surtout de ne pas craindre d’affronter « un ailleurs inconnu » : on en tire un enrichissement même si on galère. Je voudrais aussi remercier mes parents pour leur sacrifice. J’espère un jour leur rendre ce qu’ils m’ont donné. Enfin, je trouve que l’idée de réseau d’Eric Ferrere est excellente. Voyez-vous, dans les soucis, recevoir une parole, un geste, sentir que des gens vous épaulent par solidarité avec l’espoir d’aboutir, ça, c’est formidable ! En cette période de crise, cela me paraît encore plus nécessaire car on peut économiser du temps et de l’argent. En tout cas, si ce réseau est créé, j’en serai un maillon pour aider à mon tour.
mardi 28 septembre 2010
L'association "OPINIONS 974" vous invite...
2ème Soirée avec OPINIONS
Le Samedi 9 Octobre 2010 à 20H Au Slogan à la Ravine Sèche Les Avirons
Contactez nous pour réserver vos places.
Le Président
Eric FERRERE
M E N U
BUFFET :
• Salade de palmiste
• Salade exotique
• Salade Russe
• Salade de museau
• Salade de Crevette
• Achard Ti Jacques
• Saumon
• Gratin
• Civet Sanglier
• Gigot d’agneau
• Rôti dindonneau
• Porc grillé
PLAT :
• Coq au vin
• Shop Suey de Crevettes
• Riz
• Grain
• Rougail
DESSERT : Glace
Le Samedi 9 Octobre 2010 à 20H Au Slogan à la Ravine Sèche Les Avirons
Contactez nous pour réserver vos places.
Le Président
Eric FERRERE
M E N U
BUFFET :
• Salade de palmiste
• Salade exotique
• Salade Russe
• Salade de museau
• Salade de Crevette
• Achard Ti Jacques
• Saumon
• Gratin
• Civet Sanglier
• Gigot d’agneau
• Rôti dindonneau
• Porc grillé
PLAT :
• Coq au vin
• Shop Suey de Crevettes
• Riz
• Grain
• Rougail
DESSERT : Glace
mardi 21 septembre 2010
Site du père Martin au Tévelave
Une stèle à la mémoire du père Martin

Il fait très beau, au Tévelave, en ce matin du dimanche 22 Août 2010. Quelque cinquante personnes , venues des différents quartiers de la commune, se sont rassemblées au lieu dit « la Chapelle » pour assister à l'inauguration de la stèle dédiée au Père Martin, curé de la paroisse des Avirons de 1879 à 1884 . Sont également présents Madame Paule Delmas, historienne, et le comité dévoué à la mémoire du Père Martin. En bordure de la route du Tévelave, adossée à un mur de moellons, la stèle affronte, pour l'éternité, l’époustouflante beauté du panorama des Avirons et de l'Etang-Salé.
En début de cérémonie, le Père Bernard Antaya prononce ces quelques mots:
« Aujourd’hui, 22 Août 2010, nous officialisons cet évènement, première étape pour ensuite permettre la vraie réhabilitation et continuer dans le sens des œuvres du père Martin. IL a œuvré pour la solidarité et la défense du pauvre. Cette plaque commémore la vie du Père Martin qui s’est réfugié en ce lieu dit la Chapelle. Dans cet espace se trouve une grotte où à un moment donné de sa vie il s’est retiré pour terminer ses jours… »
Puis, Madame Paule Delmas retrace la vie du Père Martin.
« Nous sommes ici pour honorer la mémoire du père Martin. Octave Auguste Martin est né le 12 Août 1840 à Issoudun (diocèse de Bourges, Département de l’Indre) de Marguerite Bernard et d’Etienne Martin. Après ses études au séminaire de Bourges, il est ordonné prêtre le 10 juin 1865. Il arrive dans l’île de la Réunion, muni d’une simple lettre de son évêque, le 5 Décembre 1876. En poste à Saint-Paul, puis à Saint-Denis, Monseigneur Clément Soulé le nomme, le 22 avril 1879, à la paroisse ND des Avirons, en remplacement du père Hersent.
C’est un prêtre actif. Il continue l’œuvre du père Hersent en créant trois confréries : le Sacré Cœur de Jésus, l’Immaculée Conception et le Saint Scapulaire du Mont Carmel. Il crée aussi trois sociétés pour aider les pauvres : Saint Vincent de Paul, ND du bon secours, Saint François Xavier. Il réalise ainsi le souhait de sa mère : « Aller consoler ceux qui étaient dans la peine »
Il achète plusieurs terrains et construit des chapelles, voulant rapprocher les fidèles des lieux du culte. La plus connue, celle qui reste dans le cœur des paroissiens, est celle qui était bâtie ici au Tévelave, là où il y a la grotte dite : «La grotte du Père Martin »
Il y avait 2 entrées dans cette grotte, ce qui facilitait les processions que le père organisait régulièrement. Ces chapelles ont été détruites 2 ans après sa mort.
Prêtre zélé, Il applique à la lettre les enseignements de l’église. Il baptise les affranchis et les engagés. Mais, à partir de ce moment, ces nouveaux baptisés vont refuser de travailler le dimanche, ce qui va commencer à déplaire aux familles qui les employaient. C’est un prêtre qui dénonce le vice, le vol, les fortunes mal acquises. Certaines familles se sentent visées dans la paroisse et la première plainte arrive à l’évêché dés 1882, suivie d’autres.
En Mars 1884, l’évêque Mg Coldefy, hors de la colonie, est remplacé par le vicaire général Chalvet. Celui-ci ne connaît pas très bien la situation dans l’île, et surtout aux Avirons.
Il prend fait et cause pour les grandes familles. En Mars 1884, un baptême qui devait se dérouler le matin est reporté l’après midi ce qui déplaît au vicaire général qui perd patience et ordonne au Père Martin d'effectuer une retraite.
Le père Martin, soutenu par la population, refuse. Un remplaçant est déjà nommé, il s’agit du père Paillard. Le père Martin se rebelle, ne part pas et préfère se faire arrêter dans l’église qui avait été fermée par le Maire (à cette époque, il n'y a pas de séparation de l'Eglise et de l'Etat; l’église dépend étroitement de l’Etat, de la colonie) Le vicaire général prend peur: on craint des troubles de la part des paroissiens qui en veulent au père Martin. Celui-ci effectivement casse la porte de l’église pour faire sa messe. Il est arrêté, fait 2 mois de prison à Saint-Pierre.
A sa sortie, le vicaire général est obligé de lui donner un poste à Saint-Paul, dans la chapelle des anges au bout de l’Etang. Il y reste jusqu’au 16 février 1885. Il reçoit une lettre au mois de janvier lui signalant qu’il ne fait plus partie des prêtres du diocèse, qu'il n’a plus le droit de célébrer la messe, même dans sa chapelle privée.
Il refuse et revient s’installer au Tévelave au lieu dit la Chapelle puisqu’il y avait sur ce terrain une petite maison. C’est dans cette petite maison qu’il meurt le 6 janvier 1888 .Il est enterré aux Avirons dans une fosse commune.
En 1938, 50 ans plus tard, le père Bruyère demande le transfert de sa dépouille vers l’église des Avirons où reposent les autres prêtres de la paroisse, soutenu par la souscription des paroissiens et d’une grande famille de Saint-Pierre.
Sur proposition de Mme Perret Forcade Nadia, le comité à accepter à l’unanimité ce projet.
Cette plaque commémorative montre l’attachement des paroissiens à ce père qui, officiellement, n’a travaillé que 5 ans aux Avirons mais y a laissé beaucoup de traces.
J’espère que les familles vont pouvoir faire la paix avec leur conscience. Père Martin a toujours béni et pardonné de son vivant tous ceux qui lui ont fait du tort. Depuis sa mort, il continue à faire le bien que ce soit ici ou ailleurs. De nombreux pèlerins viennent sur sa tombe et obtiennent des grâces. J’espère que cela va clore définitivement le malaise qui règne toujours, 125 ans après, dans cette paroisse ».
Les objets du père Martin ont été distribués avant et après sa mort.
Mme Delmas cherche à retrouver ces heureux héritiers pour faire des photos de ses objets et alimenter ses recherches (statue, vase à fleur, une table, papiers, documents…).
Le père Antaya conclut : « Le malaise, c’est la malédiction, il n’y a pas de malédiction… Les familles doivent honorer Père Martin comme un prêtre qui a œuvré pour le bien. Quand je célèbre la messe je dis le « Bon père Martin » C’est un bon prêtre qui avait son tempérament, sa manière de voir les choses et qui a combattu surtout l’injustice. Il y a des personnes qui n’ont pas bien compris ça et l’ont un peu malmené. Le père Martin a été fidèle à sa vocation de prêtre, au service du peuple. Il faut resituer tout cela dans le contexte de l’époque. »
Le père Antaya propose de créer une association pour poursuivre le travail engagé par le comité dévoué à sa mémoire.
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